De l’Impressionnisme au Fauvisme, une Odyssée Artistique

A partir de 1850, le sentimentalisme, le romantisme et les figures religieuses commencent à lasser son public. Les peintres cherchent une représentation du monde sans artifice, ils veulent du concret, du brut, c’est l’avènement d’un nouveau courant artistique : le réalisme. Des scènes de vie paysanne, la souffrance ouvrière du quotidien sans oublier les portraits de petits gens, le réalisme bouscule les frontières et idées préconçues de l’art. Son chef de fil, Gustave Courbet, demeura l’un des peintres les plus puissants de son époque. La brèche est ouverte, les artistes s’émancipent des bonnes mœurs, désacralisent l’art et explorent un nouveau champ des possibles : place à l’impressionnisme, au postimpressionnisme et au fauvisme.

Voyage à Tahiti et aux Marquises, 
Paul Gauguin
Voyage à Tahiti et aux Marquises, 
Paul Gauguin

L’avènement de l’Impressionnisme

En 1860, sous l’impulsion de Manet, débute une nouvelle forme de représentation du monde. Sur fond de couleurs pastels, des scènes de vie de plein air dépeignent une envie de légèreté. La morosité du réalisme est remplacée par des toiles lumineuses auxquelles la colorimétrie extrapolée donnent du mouvement. Un vent de fraîcheur souffle sur les pinceaux et dans son sillage suit une toute nouvelle génération de peintres. Paul Cézanne, Berthe Morisot, Edgar Degas, Camille Pissaro, Auguste Renoir, Alfred Sisley pour n’en citer que les plus célèbres, se rencontrent, se nourrissent les un les autres et se regroupent autour de Claude Monet.

Employé pour la première fois en 1872 par le journaliste satirique Louis Leroy, le terme Impressionnisme se veut moqueur pour qualifier un tableau de Monet, Impression, Soleil Levant ». Sans le savoir, Louis Leroy vient de nommer l’un des courants artistiques les plus influents de l’art. Le 15 avril 1974, affamés d’indépendance, le collectif décide de s’affranchir des règles. Il organise leur propre exposition en dehors des voies officielles. L’expression de Louis Leroy est reprise par les peintres eux-mêmes : l’Impressionnisme est né.

Après avoir conquis le public français, le mouvement gagne le marché américain grâce aux relations de Monet. En effet, tout une colonie d’artistes nord-américain font le déplacement en France pour se former auprès de lui. De retour au pays, Mary Cassatt sera l’une de ses principales ambassadrices. Ses œuvres sont vendues à prix d’or sur le continent américain. L’exposition de 1889 sera sa consécration, asseyant définitivement sa position de chef de file de l’Impressionnisme.

Postimpressionnisme : La peinture façon Inception.

Alors que les impressionnistes trouvent leur inspiration dans ce qu’ils observent, les peintres postimpressionnistes tournent leur regard vers l’intérieur et explorent une réalité plus personnelle. On ne se distingue plus par une maîtrise des codes d’un mouvement mais par l’expression d’un style qui s’en inspire. De ce mouvement qui se veut introspectif, il en découle une véritable individualisation de l’art. En réalité, le post-Impressionnisme est une expression plutôt floue qui englobe plusieurs styles. L’un des plus identifiable est le pointillisme. Incarnée par George Seurat, Paul Signac ou encore Henri Edmond Cross, cette technique picturale utilise des petites zones de couleurs juxtaposées plutôt que des mélanges de pâtes colorées. 
Le symbolisme et le synthétisme en sont d’autres dérivés. Le post-Impressionnisme c’est surtout la naissance de peintres qui incarnent à eux seuls un style qui résiste à toute classification. C’est le cas de Van Gogh, Toulouse Lautrec ou encore Cézanne.

Le fauvisme, mouvement éphémère qui ouvre la voie au Surréalisme.

Tout un collectif d’artistes élisent résidence à Pont-Aven en Bretagne. Ils ont en commun la volonté d’abolir les arts majeurs et mineurs. Ils réhabilitent d’autres formes d’arts plastique comme la sculpture. Nombreux sont ceux qui travaillent autour de Paul Gauguin, avant que celui-ci ne soit en quête d’exotisme. 

L’expérience fauve vient ajouter sa dernière pierre à l’édifice à une époque où l’art moderne est en passe d’être accepté voire même consacré. Né au début des années 1900, le Fauvisme se caractérise par des nouveautés dans les recherches chromatiques, totalement novatrices.

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